Velo

Un article de decroissance.ch.

A propos de notre chère bicyclette

Pourquoi est-elle le summum du développement durable? Pas seulement parce qu'elle ne pollue pas mais parce qu'elle rend actif des terriens malades d'immobilisme. Pire peut-être que les cancers liés à la pollution automobile s'annonce une grande pandémie liée aux maladies cardiovasculaires (malbouffe + immobilisme). Une seule solution: roulez petits bolides! (ou même deux: marchez, aussi)


Ce que consomme d'énergie une bicyclette est infime, l'équivalent pétrole de 1.5 décilitres au 100km.

  • Trois fois mieux que la marche (5dl au 100km)
  • Sept fois mieux qu'un autocar interurbain (1.05 litre au 100km)
  • Dix fois mieux que le métro (1.57 litres au 100km)
  • Quinze fois mieux qu'un bus urbain (2.25 litres au 100km)
  • Quarante-trois fois mieux qu'un 747 (6.5 litres au 100km)
  • la voiture est quelque part ici
  • Cent cinquante-six fois mieux qu'un paquebot (23.5 litres au 100km)

Selon "Energy an Introduction to Physics" Robert H Romer


Passé le panégyrique du vélo, nous nous attendons à parler de sujets houleux comme:

  • le vélo électrique
  • les VLS (vélos en libre service) comme les vélos de JC Decaux, utilisés à Lyon et Paris sous les doux vocables de Vélove ou Vélib. On doit se poser quelques questions aux sujets de ces appareillages coûteux qui sont installés "gratuitement" contre la remise à Decaux, par les villes, de leur prérogatives en matière de marché publicitaire urbain. On doit aussi s'en poser quant à cette entreprise qui s'est d'abord fait connaître en défigurant les villes et les banlieues à coup de sanisettes, monstrueux panneaux publicitaires animés et autres abribus.

"La Décroissance" (Lyon) relevait fin février 2008: " Alors que le fonctionnement normal du groupe de travail sur le futur règlement local de publicité (RLP) Parisien a été interrompu pendant 18 mois pour permettre la signature en catimini du contrat avec l’afficheur Decaux ; alors que les Français souhaitent une diminution de la publicité dans l’espace public ; les afficheurs ont décidé de mener une guerre juridique contre le RLP qui visait simplement à réduire la place de la publicité dans l’espace public comme d’autres villes internationales, européennes ou françaises ont pu le faire. Cette stratégie procédurière est d’autant plus critiquable que cette guerre est menée par des multinationales plusieurs fois en infraction avec le code de l’environnement."

Au fait, Genève ville rêvait en décembre 2007 de signer avec cette entreprise alors qu'un acteur parfaitement "durable" est en place: geneveroule.ch . Certains s'offusquant du mépris affiché à l'égard de cette association très utile, nos élus étudient le cas un peu plus sérieusement maintenant (paraît-il). Du coup, genèveroule a fait une proposition alternative complète:

  • Un projet moins coûteux que la solution des géants de l’affichage et qui utilise la technologie Biccincità, laquelle équipe déjà près de 20 villes en Italie. Ce système, très performant technologiquement tout en étant simple d’utilisation et très flexible (pratiquement tous les types vélos peuvent y être utilisés), a depuis été choisi par l’EPFL-UNIL pour équiper le système VLS qu’ils prévoient de mettre en place sur leur Campus en 2008 encore.
  • Genèveroule ne prévoir sur son projet aucune publicité sur les vélos ou les stations. En plus, le projet globalement moins coûteux que ceux de type Velib’, permettrait de créer plusieurs dizaines d’emplois d’insertion socioprofessionnelle supplémentaires (pratique déjà courante chez genèveroule). Autre gros avantage, il pourrait s’étendre à d’autres communes ou/et cantons sans qu’ils soient obligés de revoir leurs concessions d’affichage.