Produits bio

Un article de decroissance.ch.

L'agriculture biologique parait aujourd'hui marginale, et parfois liées aux extrémistes écolos. C'est pourtant la forme d'agriculture la plus vieille et sans doute la plus courante dans le monde. Elle s'oppose en Suisse à la culture intégrée (C.I) qui est la forme d'agriculture la plus répandue en Suisse.

L'agriculture biologique est un terme générique qui donne quelque lignes directrices sur la manière de cultiver sa terre. Il est communément admis qu'elle exclut par exemple toute semence génétiquement modifiée (OGM). Par ailleurs elle exclut l'utilisation d'herbicides, d'insecticides ou de fongicides chimiques de synthèse, lui préférant des fertilisant naturelles, tel que le fumier, le purin ou le compost. Elle est aussi une agriculture qui se soucie de minimiser son impact sur la nature en favorisant des biotopes naturels, appelés surfaces de compensations écologiques (SCE), voir « haie ». L'agriculture biologique diffère d'un pays à l'autre, selon le degré de tolérance vis-à-vis des résidus d'intrants - les champs BIO n'étant jamais à l'abri du contaminations du voisin par le vent.

En Suisse, BIO Suisse est la référence en terme de BIO, il s'agit d'un label attribué par un laboratoire dépendant de « l 'Ordonnance fédérale sur l'agriculture biologique », le fameux « Bourgeon ».

Dans le commerce, on trouve de nombreux autres labels qui revendiquent une agriculture respectueuse de la nature (Oecoplan, naturaplan, Ip-Suisse, Terrasuisse, Bio-Natur-Plus. Or, le seul bourgeon fait foi quant à la qualité BIO-Suisse. Les autres labels sont attribués par d'autres laboratoires. Le cahier des charges de Bio Suisse est facilement téléchargeable sur le site officiel.


Sommaire

Quelques faits de l'agriculture extensive versus agriculture bio

  • Il y a 50 ans, les sols agricoles contenaient 2 tonnes de vers de terre par hectare. Aujourd'hui, 100 kg maximum...
  • L'herbicide Round-Up (Mosanto) s'écoule à raison de 6 milliards de litres par an!
  • 70% de l'eau utilisée en France l'est pour l'irrigation

Etat de la consommation en Suisse

En 2007, les ventes se sont accrues de 7,7% à 1,29 milliard de francs (+58 mio), a indiqué jeudi 27 mars Bio Suisse. La croissance a été particulièrement forte en Suisse romande (+9%). "La Romandie comble son retard", selon l'organisation faîtière des entreprises agricoles biologiques. La hausse est très marquée pour la viande (+12,6%), les légumes (+10,2%), les boissons (+9,2%),les fruits (+8,5%) et les oeufs (+8,2%). Mais la part des produits bio par rapport au marché global reste encore faible (4,6%).

Pourquoi passer au bio? L'exemple du vin

Une étude présentée en mars 2008 et portant sur 40 bouteilles de crus européens, australiens et chiliens indique 100% des vins non biologiques sont contaminés par quatre pesticides en moyenne... Certains de ces pesticides sont bien sûr cancérigène. Et le lobby du vin de s'esclaffer: "les concentrations maximales admissibles ne sont pas dépassées". Normal, de tels normes n'existent pas pour le vin! Pour l'eau en bouteille, qui dispose d'une législation, si pareille découverte était faite, la plupart de ces bouteilles seraient interdites à la vente...

Il y a Bio et Bio

Le Bio est intéressant aussi longtemps qu'il demeure local et assure des conditions de travail dignes aux producteurs. Selon la conscience de chacun, il conviendra parfois de se demander s'il convient mieux de consommer du local (pas forcément bio) que du bio venu de l'autre bout de la terre (voir notre Visite Migros Navigation-Pâquis Genève!) ou des tomates bio venant de serres chauffées (au mazout?) aux pays-bas. L'aspect social est également primordial selon les pays producteurs, les labels bios ne prenant pas forcément en compte les conditions de travail des producteurs.

Les coopératives d'agriculture contractuelle (ACP)

Savante formule pour nommer une forme d'association réunissant des citoyens ayant envie d'une autre agriculture, viable, saine, écologique et de proximité. Les plus courageux montent l'association, trouvent le terrain, gère l'administration et assurent le pilotage des travaux. Les moins courageux versent leur cotisation annuelle (une moyenne de 1000 francs suisses) et viennent aider aux champs environ deux jours par an minimum.

Quelques adresses:

Pour d'avantages d'information sur les ACP Acheter local