Présentation de la conférence
Copinage : Réseau Objection de Croissance (R.O.C) Suisse
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Décroissance: chômage pour tous ou travail pour tous? Les visages possibles d'une société post-industrielle Conférence débat avec Agnès Sinaï. SAMEDI 14 mai à 18h, Maison des Associations, salle Carson.
Le constat est évident: l'humanité vit au dessus de ses moyens. Pour que la famille humaine utilise la rente, plutôt que le capital de la nature, il faudrait que le frère occidental, qui aujourd'hui consomme 80% des ressources de la planète - le 20% restant étant partagé parmi les 4 autres - apprenne à utiliser moins d'énergie et moins de matières premières. Mais comment pourrait-il y parvenir?
Le courant de la décroissance propose une diminution de la consommation et des échanges marchands. Cette voie serait-elle accompagnée d'un taux de chômage et d'une perte de confort intolérables? Certainement, si ce processus est conduit dans le cadre compétitif d'utilisation de la nature, du temps et des relations humaines caractérisent notre société d’aujourd’hui. Un regard sans a-priori sur notre mode de vie laisse pourtant entrevoir d'autres voies plus motivantes.
Du côté de l'emploi, la reconstruction des richesses naturelles et sociales que nous avons détruites constitue un gisement important. Sur le front du confort, l'utilisation d'objets qui vieillissent moins vite, le renoncement à des objets nuisibles (tabac, armes, drogues), le remplacement de services inutiles (publicité), la diminution des frais liés aux maladies et aux accidents par une prévention plus efficace, peuvent se faire sans perte en termes de qualité de vie; bien au contraire! A combien peut-on évaluer cette véritable économie de l'inutile et du nuisible qui régit notre vie d’aujourd’hui? De plus, pourquoi ne pas envisager une société dans laquelle le gain de productivité consenti par le progrès technique soit converti en temps de qualité: à utiliser pour améliorer notre santé, notre culture et nos liens affectifs; plutôt que pour poursuivre la croissance de la production matérielle.
Les structures et le mode de vie d'une société qui aurait renoué avec le soutenable commencent à s'esquisser. Des limites consensuelles à la consommation, découlant d'un droit de la nature et des populations les plus prétéritées sont-elles forcement des limites imposées à l’usage des ressources, à la propriété et à la liberté individuelle? C'est en la pensant mieux que l'utopie nécessaire d'une humanité en équilibre et en harmonie dans la biosphère devient souhaitable et réalisable.
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