PIB

Un article de decroissance.ch.

La croissance dont on nous rebat les oreilles se limite à la mesure du « PIB(1) », un indicateur pris comme témoin de la production économique. Cette simple addition de chiffres ne témoigne ni du niveau de vie des habitants d’un pays, ni de leur bien-être.

Le PIB peut croître sans pour autant que le chômage et la pauvreté diminuent. On veut créer des emplois ? On veut réduire la pauvreté ? Repensons le travail et répartissons mieux les richesses, mais laissons tranquille la « croissance » !

(1) : Produit Intérieur Brut


Contrairement à la mythologie de l'économie mondiale, la croissance économique de la grande majorité des pays à revenus faibles et moyens a subi une chute drastique au cours des 20 dernières années. En effet, entre 1980 et 2000, la progression du revenu par habitant de ces pays n'a pas atteint la moitié de ce qu'elle avait été durant les deux décennies précédentes. Ce sont les données de la Banque mondiale, et tout économiste connaissant ce domaine sait ce qui s'est passé – mais rares sont ceux qui sont prêts ne serait-ce qu'à parler de ce profond échec économique. Ils ne veulent pas donner l'impression de gâcher l'effort général pour commercialiser le Consensus de Washington.

Nous ne sommes plus dans l’ère du développement économique par la croissance. Celle-ci n’est pas infinie. On atteint forcément un jour ou l’autre un seuil de saturation. Le seuil de saturation économique concerne cette matière première, et est donc une barre infranchissable. Si on ne laisse pas le temps aux ressources naturelles de se renouveler, on finit par les épuiser. On parle ici de phénomènes irréversibles et inertiels, qui doivent donc être traités en amont.