Introduction
Un article de decroissance.ch.
Copinage : Réseau Objection de Croissance (R.O.C) Suisse
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20 % des humains s'approprient 86 % des ressources de la planète !!
"La décroissance est un concept politique, économique et social, se plaçant à l'opposé du consensus politique actuel, selon lequel la croissance économique est un bienfait. Les adeptes de la décroissance proposent de lui substituer une diminution de la consommation et de la production, basée notamment sur la simplicité volontaire, permettant de respecter le climat, l'écosystème et les êtres humains.
La décroissance n'est pas considérée par ses défenseurs (« downshifters » ou « downsizers » pour les anglophones, « objecteurs de croissance » en français) comme un dogme politique, ni un modèle économique. Ainsi pour Paul Ariès : « Ce n’est pas une idéologie ni un modèle économique de plus, c’est d’abord un mot-obus pour pulvériser la pensée économiste dominante. » De la même façon, Serge Latouche considère qu'il s'agit d'une « trouvaille rhétorique heureuse » et préfère le terme d’a-croissance, comme on parle d’« a-théisme »."
Nous citons ici l'introduction de wikipedia fr à la décroissance et invitons nos lecteurs à lire le dossier complet, nous tâcherons ici d'être plus pragmatique et dans la proposition! Vous pouvez aussi en savoir plus en visionnant un documentaire sur le "père" de la décroissance, Nicholas_Georgescu-Roegen
Enfin, deux contre-vérités doivent être tordues dès cette première page:
- non, la croissance ne réduit pas la pauvreté. Le PNUD stipule dans son rapport de 1999 déjà que "l'écart entre riches et pauvres se creuse depuis le début du XIX siècle". Il est passé de 3 à 1 en 1820 à 72 à 1 en 1992. Les plus optimistes vous diront que l'écart se creuse mais que les pauvres sont moins pauvres. Allons donc. La moyenne des revenus des plus pauvres est à moins de 1000 dollars par an, celle des plus riches à 35000 dollars!
- et non, la croissance ne créé pas de l'emploi. Toutes les statistiques le prouvent désormais, il suffit de citer un secteur comme la métallurgie qui est prospérealors que ses effectifs s'effondrent un peu plus chaque année. Conséquence: moins de salaires > moins de cotisations > effritement des caisses de l'état > démantèlement des services publics jugés trop coûteux.

