Films / DVDs
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Copinage : Réseau Objection de Croissance (R.O.C) Suisse
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- Marie-Monique Robin, Le monde selon monsanto, ARTE France, 2007, le site d'ArteTV consacré au documentaire
- Marie-Monique Robin, Les pirates du vivant & Argentine, le soja de la faim, Alerte-Verte, 2007.la page d'Alerte-Verte
Deux films très intéressants de Marie-Monique Robin qui montrent respectivement:
° le biopiratage et la guerre économique irrégulière qui mènent pour le brevetage du vivant, à coup de millions, de pots de vin et de mercenaires sans scrupules, les compagnies multinationales.
° le cas d'école de l'Argentine dont la moitié des terres cultivables ont été colonisées par le soja transgénique Monsanto.
- Emmanuel Roblin et Thierry Ragobert, Tara, voyage au cœur de la machine climatique, 2008, 1h30, Coproduction : ARTE France, MC4, Tarawaka, Off The Fence, RTBF, Direction Générale Recherche/Commission européenne.
En septembre 2006, la goélette polaire Tara entame un voyage à travers l’Océan Glacial Arctique. Depuis cette base avancée, les chercheurs du programme européen Damoclès sondent l’océan jusqu’à 4000 mètres de profondeur, analysent l’atmosphère, mesurent l’épaisseur de la banquise, les effets du rayonnement solaire pour savoir si la banquise arctique peut-elle disparaître un jour et prévoir les conséquences de la fonte des glaces dans cette région considérée comme le cœur de la machine climatique.
Intéressant surtout pour les conclusions scientifiques de l'expédition à propos des dérèglements climatiques et pour le fait que les données recueillies permettront des modélisations assez fiables sur les évolutions à venir.
Pages d'ARTE TV à propos de ce documentaire : Film, Damoclès
- Godfrey Reggio, Koyaanisqatsi, 1982, musique de Philipp Glass
Ce film musical d'anthologie est une symphonie critique de la société de consommation. Sans paroles, ce film retrace l'histoire de l'évolution de l'Occident et souligne l'absurdité quotidienne de la société industrielle. La production et la consommation sont passées en revue et mises en perspective par la beauté et la complexité de la nature. Notre société est-elle destinée à disparaître?
- Hubert Sauper, Le cauchemar de Darwin, 2007.
Dégringolade écologique, trafics divers, misère et mondialisation, présentées avec une force peu commune dans ce documentaire sur les ravages environnementaux et sociaux produits par l'introduction de la perche du Nil dans le lac Victoria, en Tanzanie. La polémique et les accusations décousues qui ont été lancées contre ce film par l'obscur historien français François Garçon, relayé par certains médias, notamment le journal Le Monde, se sont dégonflées depuis la condamnation de Garçon en diffamation par les tribunaux français et notamment après la confirmation du jugement par la cour d'appel de Paris, le 4 mars 2009.
- Mark Achbar, Jennifer Abbott et Joel Bakan, The Corporation, 2007.
Origine et histoire des grandes entreprises multinationales, du cadre juridique qui a permis leur existence telle que nous la connaissons aujourd'hui dans le cas des Etats Unis, mais aussi par mimétisme identitaire, dans l'ensemble de la planète ultracapitaliste des 30 dernières années. Psychologie, culture et fonctionnement de ces grandes corporations. Très intéressant. Par l'un des auteurs du fabuleux "Chomsky, les médias et les illusions nécessaires".
Site WEB du film : The Corporation
- Fernando Solanas, Mémoire d'un saccage Argentine le hold-up du siècle, Seven7, 2008.
L'Argentine mise en lambeaux par les doctrines emblématiques de la mondialisation capitaliste (dérégulations en tout genre, privatisation du secteur public, réduction des dépenses sociales, annulation des barrières douanières à l'importation, ouverture sans contrepartie à "l'investissement" privé étranger -au saccage des ressources naturelles et des entreprises publiques en réalité-). Tout cela sous le commandement bienveillant de la Banque Mondiale, du Fonds Monétaire international et d'une bande de malfaiteurs parfumés (certains bardés de diplômes) et lourdement rémunérés, présidée par un type que les argentin-e-s ne sont pas prêts d'oublier : Carlos Saul Menem. Durant les années Menem, en effet (89-99), l'Etat devient une gigantesque braderie vermoulue où sont vendues au moins offrant toutes les infrastructures publiques, stratégiques ou pas, ayant un tant soit peu d'intérêt économique, que des générations d'argentins ont contribué à construire au nom du bien commun. Le saccage est si brutal et si mafieux que même les dettes du secteur privé sont généreusement transférées par les ministres... sur le budget public ! La dette publique explose, tout comme le chômage, tout comme le nombre de gens qui sombrent dans la misère la plus complète, tout comme la corruption. Un cas exemplaire, certes, parmi bien d'autres...

